Gaston Monnerville et Gratien Candace
Noirs, hommes politiques et franc-maçons : deux destins au cœur de la République.
- José M.: -        
Gaston Monnerville et Gratien Candace
Noirs, hommes politiques et franc-maçons : deux destins au cœur de la République.



 Gratien Candace  -   Gaston Monnerville

La IIIème République est une période de paradoxe éthique, politique et sociale. En France métropolitaine, les institutions républicaines se targuent de former des citoyens tout en acceptant  le servage social dans le monde du travail et de l’industrie. Sur le reste du monde, en Afrique Noire en particulier, elle étend une domination raciale au nom de la supériorité de la civilisation française, et ce conformément à la vision « philanthropique » du frère Jules Ferry. Des millions d’individus au nom de l’indigénat sont réduits à l’état de sous-hommes, le travail forcé imposé dans les colonies africaines constituent une forme à peine déguisée de l’esclavage aboli aux Antilles françaises.

Pourtant, la IIIème République verra se constituer un élite politique noire, essentiellement antillo-guyanaise. Notre morceau d’architecture présenté au sein de ce respectable atelier sera consacré à deux éminents hommes politiques de cette période, qui exerceront des mandats législatifs et exerceront des fonctions ministérielles. Il s’agit du guadeloupéen Gratien Candace (1873-1953) et du guyanais d'ascendance martiniquaise Gaston Monnerville (1897-1991).

Tous deux sont issus de famille modeste et ils symbolisent « la méritocratie » de la IIIème Républicaine. Instituteur  en Guadeloupe dés l’âge de 18 ans, Gratien Candace poursuit ses études à Toulouse où il obtient un doctorat en sciences, Il en est de même pour Gaston Monnerville qui ira poursuivre ses études de Droit à Toulouse jusqu’à l’obtention d’un doctorat, avant de devenir un avocat de renom au barreau de Paris.


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