Une planche symbolique d'un Franc Maçon : "Le Coq "
- J. M. -

Cet exposé sera abordé, est-ce un hasard ? En trois points :

1.  Le coq dans la symbolique religieuse
2.  La symbolique politique du coq
3.  Le rôle du coq dans le rituel et la conviction maçonnique


Tout d'abord, un peu d'éthymologie. Le mot latin “Gallus” a désigné jusqu’au 12ème siècle après JC le coq.  A l’origine cet animal caractérisaient à l’origine les Celtes installés en Italie du Nord, il s’agit des fameux gaulois cisalpins qui ont fait bien des misères à la République Romaine. En latin, ces Celtes sont appelés “Galli”. Par extension, ce mot sera appliqué à partir de Jules César aux tribus celtes qui peuplent  la Gaule Transalpine. Puis à partir du 12ème siècle apparait le mot “Coq” qui dérive du  mot "coccus". Il s'agit d'une onomatopée d'après le cri du coq qui va supplanter le mot latin "Gallus" qui jusque là désigné ce fier volatile . Il est intéressant de constater que si les  Romains ont créé une Gaulle Unifiée (dans le sang il est vrai), l’expression Coq apparaît à une époque où le français, considérée jusque là comme une langue vulgaire commence son lent travail d’autonomie vis à vis du Latin, autonomie qui atteint son point d’orgue avec l’Ordonnance de Villers Cotteret (16ème siècle) qui impose le français comme langue administrative unique.


1. Le coq dans la symbolique religieuse

Chez les Grecs Anciens, ce galinacé est consacré  en premier à Hélios puis au culte du dieu Appolon dont il proclamait l'arrivée. Car le soleil semblait se lever à son chant. En annonçant le retour de la lumière et l'avènement de l'aurore, le coq accompagnait les âmes des défunts dans le royaume d'Hadès. Il était  associé au dieu Hermés qui était un guide dans l'au-delà mais également au guérisseur Asclépios ou Esculape qui possédait le pouvoir de réssusciter les morts.

Dans les représentations de ce dieu, il n'est pas rare de voir une représentation du Coq, oiseau solaire et de vie par excellence opposé au serpent qui un animal symbolisant la mort et la perfidie (du moins dans la tradition judéo-chrétienne). Il est à noter que sur le blason de la faculté de médecine de Lyon, sont représentés le coq et le serpent. Quand la symbolique alchimique unit ces deux animaux, ces contraires comme la transformation du souffre en vitriol, cela donne un animal faubuleux “le basilic”, qui selon Jean Pierre Laurent professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes  (encyclopédie de la franc-Maçonnerie) prépare le profane “à laisser ses métaux à la porte du Temple”.
Animal sacré également voué au culte de Zeus, Pythagore interdisait à ses disciples de le tuer et de le manger.

Les Romains procédaient à des prières sacrificielles dont le coq était la victime, pour qu'il fasse revenir le jour. Selon la conception Romaine, le coq rencontrait la déesse Proserpine, épouse de Pluton dont les représentations la figuraient avec un coq dans une main en signe de renaissance. Chez les Celtes, “Lug” est le dieu au coq, il est la divinité lumineuse qui resplendit au coeur de l’été. Lug est l’union entre le ciel et la terre, comme le coq qui est à la fois un animal capable de voler mais pourtant un terrien qui garde si je puis dire les pattes sur terre.
Plus tard, il devint dans la Chrétienté le symbole de la repentance associée à Saint-Pierre, mais aussi celui du combat contre les démons dissimulés dans les ténèbres. C'est pour cette raison qu'en sa qualité de symbole solaire de naissance (l'aurore) et de résurection, il était placé au sommet des clochers des églises. Les  premiers chrétiens ont également associé le coq à la victoire de Jésus sur la mort, ainsi sur les premières lampes chrétiennes le coq surmonté d'une palme représentait selon le chanoine Gaudin celui qu'il nomme "Christ ressuscité". Il ne faut pas oublier que selon la tradition Chrétienne, c'est à l'aube Pasqale, au moment du chant du coq, que le miracle de la résurection se serait produit.
Il est temps de délaisser les références indo-européennes et Judéo-Chrétiennes pour nous confronter au point de vue des croyances extra-européennes.

Dans la Chine Archaïque, antérieure à l'avénement du roi unificateur Quin au troisième siècle avant Jésus-Christ, les habitants sacrifiaient le coq car son sang était censé éviter le malheur et repousser les démons. De nos jours ces pratiques sacrificielles  se perpétuent dans quelques parties de la République Populaire de Chine. De plus comme dans les traditions religieuses  européennes, le coq est considéré comme un messager divin, à ce titre il est associé à des techniques de divination. Il est également l'ennemi rédhibitoire des forces des ténèbres, car d'après les légendes chinoises, les démons ne peuvent survivre que dans l'obscurité et dès que le coq chante, ils doivent fuir puisque la lumière du jour arrive. Cette croyance au caractère bénéfique du coq se manifestait dans la partie méridionale du Sud de la Chine le jour de l'An. Des habitants collaient sur la porte des habitations un dessin figurant un coq, en mettant à côté une corde et un charme. Il s'agissait d'établir une protection spirituelle de la maison contre l'intrusion des forces du mal. De même dans les campagnes chinoises, des parents conseillaients à leurs enfants d'imiter le cri du coq s'ils voyaient un démon pour le mettre en fuite. Dans la tradition du Shinto au Japon, le chant du roi de la basse cour fait sortir de sa caverne la divinité solaire Amaterasu (ce n'est pas par hasard que le Japon est appelé empire du Soleil Levant) tandis qu'en Inde il est attribué à Skanda qui personnifie l'énergie solaire.

Comme le frère  Goethe qui déduit à partir de l’exemple d’un roman chinois que la poésie est un patrimoine commun à l’humanité (Conversations de Goethe avec Eckermann-31 janvier 1827), je ne peux qu'être frappé par la symbolique solaire universel de notre sympatique galinacé, même s'il existe des exceptions comme le Boudisme Tibétain qui considère le Coq comme l'un des trois poisons de l'esprit (le désir, la convoitise et la soif). Au sens éthymologique, religion descend du terme latin "religare", ce qui relie  les hommes. Pour une fois, un symbole sacré par delà les différences culturelles n'opposent pas les hommes en de fratricides querelles théologiques. Ne rassemble-t-il pas dans le monde sacré, les hommes naturellement divisés par leurs croyances ?

2. La symbolique politique du coq

Les Anciens Grecs en firent  le paragon du courage guerrier. Avant de livrer bataille aux Perses, les Athéniens et leurs alliés écoutèrent une harangue de Thémistocle qui les invitait à s'inspirer de l'exemple des coqs. Après leur victoire sur l'Empire Médique, une fête annuelle avec des combats  de coq fut instituée à Athènes.
 
Dè à présent, il convient de mettre un terme à une idée reçue : Le coq n'était pas l'enseigne de combat des guerriers gaulois même si quelques bas-reliefs montrent des enseignes militaires surmontées de coq. Le sanglier remplissait davantage cette fonction.

Quand le coq est-il devenu une représentation allégorique quasi-officielle des français ?
Dans la numastique médiévale et de la Renaissance, le coq est représenté. Il apparaît également
sur les monnaies émises lors de la Constituante et la Législative (1791-1792). En 1895, il figure sur une pièce de 20 francs or qui remplace le Napoléon. L'identification du coq à la Nation Française atteint son apogée sous la IIIème République, or ce n'est pas un hasard. Car ce régime politique a une farouche volonté d'unifier le peuple français non seulement par l'éducation publique (le français comme langue unique) mais aussi par son adhésion aux valeurs républicaines.  Ici, nous pouvons interpréter la symbolique politique du coq en tant qu'élément de rassemblement du peuple français, c'est à dire qu'il annonce la levée du soleil sur un peuple unifié par la langue et les valeurs de la République. Qu'il soit Picard, Breton ou Béarnais, le coq chante au lever du soleil républicain sur des peuples initialement différents et épars mais désormais rassemblés par un ciment commun.
Ces valeurs s'expriment par le biais d'allégories comme Marianne, le bonnet phrygien, l'instauration du 14 juillet comme fête nationale, l'élévation de Vercingétorix comme figure héroïque de la résistance à l'Empire Romain, comment ne pas voir une allusion politique à l'antagonisme larvée qui oppose la République Française au Reich des Hohenzolern qui a annexé l'Alsace et la Lorraine? Fort naturellement, le coq est devenu le symbole des gaulois donc de la France. De plus, n'oublions que les francs-maçons libéraux étaient les fers de lance du régime républicain et il n'est pas étonnant de retrouver le coq au même titre que Marianne sur des bâtiments publics comme les grilles d'entrée du palais présidentiel de l'Elysée. Nous le verrons plus loin le Coq est également un symbole maçonnique comme Marianne.

Dans le monde profane, et plus particuliérement chez les détracteurs de la France, le coq constitue l'archétype de l'arrogance française et de l'autosatisfaction. Or, mes (soeurs) mes frères, quand la France s'est comportée en nation impérialiste à l'égard des autres Etats Européens au début du 19ème siècle son symbole n'était pas le coq mais l'Aigle qui est l'animal totémique favori des empires à vocation expansionniste tel l'Empire Romain, le régime Hitlérien, le régime tsariste et la République Impériale (pour reprendre une expression de Raymond Aron) des Etats-Unis. D'ailleurs, quand une commission de Conseillers d'Etat a proposé le coq comme emblème de la France à Napoléon 1er, celui-ci l'a réfusé pour le motif suivant :" Le coq n'a point de force, il ne peut être l'image d'un empire tel que la France." Seulement, Bonaparte oubliait que ce volatile dans la symbolique de l'héraldique représente le courage et la fierté, alors qu'il s'agit d' un animal d'apparence chètive qui prouve  par sa vaillance qu'il n'est pas nécessaire d'être fort pour avoir des vertus de combattivité (voir les coqs de combat), en cela il représente un certain esprit français qui devient exceptionnel  lorsqu'il représente une résistance aux Empires. En juillet 1944, le Comité Français de Libération Nationale d'Alger émet un timbre à l'effigie du coq. La symbolique politique relève de l'évidence puisque le coq français est confronté à l'Aigle Allemand dont la représentation figure sur certains porte-enseigne nazis où ou peut voir ce rapace tenir entre ses serres la svatiska. Pendant la première guerre mondiale, la propagande anti-allemande usait de dessins patriotiques dans lesquels le coq affrontait victorieusement l'aigle germanique.

3. Le rôle du coq dans le rituel et la conviction maçonnique

Avant d'examiner la place du coq dans le rituel maçonnique, nous commencerons par évoquer une hypothése. Dans la tradition mi-historique mi légendaire, la Franc-Maçonnerie spéculative moderne serait née en Ecose. Or, les templiers se sont installés en Ecosse en 1128 sur la terre de Balantrodoc, non du village de Roslin appartentant au Clan Sinclair.

 Il faut savoir que le dernier Maître de l'Ordre du Temple pour l'Ecosse s'appelait Sir Guillaume Sinclair et que selon une légende non vérifiée sur le plan historique, au service du roi écossais indépendantiste Robert Bruce il aurait dirigé une charge de Templiers Ecossais et  Français lors de la bataille de Bonnockburn en 1314 contre les Anglais.Toujours, selon une légende bien entretenue par toute une littérature non scientifique, l'Ordre du Temple dissous sur le continent Européen et notamment en France (conséquence des arrestations du 13 septembre 1309), aurait survécu en Ecosse avant de de se métamorphoser au fil du temps en Franc-Maçonnerie. Sur les terres du clan Sinclair est édifiée la chapelle de Roslyn en 1446 par Sir William Saint-Clair, chapelle qui toujours selon des sources à caractère ésotériques serait une reproduction de l’antique temple de jérusalem. De plus, les écossais font remonter aux alentours de 1583 les origines de la maçonnerie spéculative. Par ailleurs, des chartes de 1601 et 1628 donnaient au seigneur de Sinclair, le contrôle des Loges d’Ecosse de confession catholique en opposition des Loges de rite calviniste (1ère loge officielle de franc-maçonnerie spéculative fondée en 1583 par William Shaw).  Enfin, en 1736, un autre William Saint-Clair de Roslin (1700-1778) devint le Premier Grand Maître de la Grande Loge d’Ecosse.
Quelle est la place de notre brave coq dans cette légende dorée et mythique de la Franc-Maçonnerie?

Tout simplement, il figurait sur les armoiries du Clan Sinclair, reprenant à son compte la symbolique solaire que les anciennes  civilisations attribuaient aussi à cet animal. De plus, est-ce une coïncidence, les domaines du clan Sinclair étaient situées très à l'Est de l'Ecosse, donc ils étaient censés voir la lumière avant les autres clans. En Langue Celte, Sinclair se dit Mac Na Ceardah "La Sentinelle" et dans l'ancien français c' est une adaptation du normand Saint-Clair, qui correspondrait à Chanteclair. Dans le recueil  de récits médiévaux (1170-1250) “Le roman de Renart” l’un des personnages animaliers s’appelle Chanteclair,  naturellement il s’agit du coq. Quelques siècles plus tard, Edmond Rostand écrit la pièce de théatre dont le titre est “Chanteclerc”, du nom du personnage animalier principal qui est aussi un coq. Dans cette pièce de théatre, Chanteclerc a le pouvoir de faire apparaître le soleil et des hiboux veulent le tuer. Comment ne pas voir une allégorie du combat éternel de la lumière de la connaissance et de vie  contre les ténèbres de l’obscurantisme. J’ignore si Edmond Rostand était franc-maçon ou rosicrucien, mes recherches n’ont pu l’établir. Mais il existe une analogie troublante entre le coq et les hiboux d’un côté, et Hiram et les mauvais compagnons de l’autre. De plus, selon l’encyclopédie de la franc-maçonnerie à laquelle ont participé d’éminents spécialistes comme Patrick Négrier et Pierre-Yves Beaurepaire, le franc maçon élevé au degré de “Knight Templar “(chevalier templier) dans la Franc-Maçonnerie Anglaise porte un bijou figurant un coq.

En conséquence, le coq serait un élément fondateur, d'un point de vue symbolique, de la Franc-Maçonnerie.

Sur le plan rituellique Le travail en loge commence à midi et se termine à minuit. Que fait le franc-maçon avant ?

Lorsqu'il n'est qu'un profane qui ne s'est pas encore consacré au dégrossisement de la pierre brute, il est introduit dans le cabinet de réflexions. Dans ce cabinet, il entame une descente ésotérique au fond de la terre, afin que le profane plein de préjugés qui est en lui meurt pour qu'i renaisse en qualité d'initié.
Seul, face à lui même, il rédige son testament philosophique et se prépare à recevoir la lumière. Aussi, le coq placé à l'Orient de ce cabinet au dessus de  la devise V.I.T.R.I.O.L (Visite l'intérieur de la terre et en te rectifiant tu trouveras la Pierre Brute) annonce la victoire de la Lumière qui fera du profane un initié sur les ténèbres des préjugés et des idées  toutes faites.

Cette victoire de la Lumière n'est acquise cependant qu'à l'issue des Trois voyages quand le profane est initié à l'Orient sous le Delta Lumineux dont l'oeil unique représente la conscience morale et éthique qui doit être toujours en éveil chez le Franc-Maçon. Nous pouvons légitimement penser que la symbolique du Coq dans le cabinet de réflexions est l'équivalent du Delta dans la loge. Nous pouvons remarquer que le profane commence sa mort symbolique (mort représentée par le crâne ) dans le cabinet de réflexions en la présence du coq qui annonce la naissance spirituelle de l'initié après la putréfaction de ses chairs (une nouvelle fois symbolisé par le crâne). La transformation du profane a commencé au chant du coq donc à l'apparition du soleil et le nouvel inité débute ses travaux dans le temple avec ses frères à Midi.
A l'issue de la tenue nous sommes invités à répandre par l'exemple, l'écrit et la parole les vérités acquises. Aussi, il ne suffit pas de se rendre au temple quand le soleil est à son apogée et en sortir à son déclin pour être Franc-Maçon, même s'il s'agit d'une condition essentielle. Notre vie maçonnique commence hors du temple, à l'aube. L'aube figure le monde profane dans lequel l'initié évolue.

Lorsque le coq chante pour annoncer le lever du soleil à l'Orient, il ne se contente pas d'annoncer le triomphe journalier de la lumière sur les ténèbres ,du renouvellement d'un cycle immuable mais il nous invite à la vigilance car les acquis maçonniques ne sont jamais définitifs, nous pouvons facilement les perdre face aux aléas inévitables de notre existence profane. Il nous rappelle que nous ne sommes pas à l'abri du reniement des  enseignements reçus.

Enfin, il nous invite à débuter notre travail maçonnique avant de nous rendre au temple, notamment en nous efforçant de concilier notre condition maçonnique avec  nos actes de la vie quotidienne (professionnelle, familiale). Ce principe est très facile à énoncer, l'appliquer relève dans bon nombre de situations, je me permets ici une expression profane, du parcours du combattant. Notre conscience peut être assimilée au coq des clochers toujours vigilant pour repousser les ténèbres et nos démons intérieurs. Il rappelle nos engagements et notre serment, afin d'éviter d'être à l'image d'un bon nombre de pratiquants réguliers de cultes monothéistes, qui le temps d'une messe à l'église ou au temple protestant, d'une prière à la mosquée ou à la synagogue prient un Dieu d'amour et de miséricorde, pour mieux  répandre l'intolérance et la haine dés la fin des offices respectifs.

En conclusions de ce paragraphe,  que  nous soyons des frères du Rite Français ou du Rite Ecossais Ancien et accepté, Rite Ecossais Rectifié, Frères athées, Frères adogmatiques ou frères  travaillant sous les auspices du Grand Architecte de l'Univers, maçons réguliers ou irréguliers la naissance maçonnique du profane commence dans le cabinet de Réflexions et elle est  annoncée par le coq à l'Orient. Donc, de par sa présence dans tous les cabinets de réflexions, il est le symbole lumineux de la conscience universelle maçonnique, par delà la diversité des obédiences. Comme dans le monde profane rural, il tire tous les hommes de leur sommeil mais en maçonnerie il tire le profane qui devient ’initié de son sommeil dogmatique pour reprendre une expression philiosophique de Kant, il éveille sur un plan symbolique les bonnes volontés à la conscience maçonnique, en cela il rassemble ceux qui étaient dispersés.
  • Conclusions générales :
 Pour nous francs-maçons, le coq est cet animal, tel celui chantant trois fois quand Pierre renie Jésus, qui nous rappele à notre devoir de vigilance quand notre conviction maçonnique peut flancher face aux tentations troubles (fanatisme, sectarisme, affairisme, corruption) du monde profane. En ces temps de période électorale, il peut aussi nous rappeler que nous devons servir les idéaux de la maçonnerie pour le bien commun et non nous servir de la Franc-Maçonnerie à des fins égoïstes. Car si le franc-maçon ne doit pas participer à la “Lutte des Classes”, il ne doit pas davantage se compromettre dans la “lutte des places”dans le sens bassement politicien du terme.

Dans le monde sacré et dans l'univers maçonnique, le coq rassemble les hommes dans leur quête de la lumière intérieure. Ainsi, Nous aurions pu donner pour titre à cette planche, Le coq rassemble ce qui est épars mais cela aurait été faire preuve d’une certaine paresse en dévoilant d’emblée le coeur de notre morceau d’architecture.
Mes (soeurs),mes  frères, je terminerai par cette question, entendons-nous encore le chant du coq dans nos obédiences ?

JM